Everybody's got to live their life... Le blog de HachÚne

 

Jeudi 1 décembre 2005
Le temps est une chose précieuse. Notre temps est compté sur Terre et si nous voulons faire de notre existence quelque chose d'utile et de valable, il nous faut mettre à profit chaque seconde qui nous est donnée, profiter de chaque instant, avant que la vieillesse et les regrets ne viennent tout réduire à néant.

Tout le monde n'est pas de cet avis. En tout cas, pas les gens du Mega CGR qui n'ont eu aucun scrupule hier soir à faire poireauter tout le monde pendant une demi-heure pour rien avant la séance de 22h15 de Harry Potter et la Coupe de Feu. Pour une fois, rien ne servait d'arriver en avance au cinéma. A 22h45, le dernier spectateur de la séance précédente sort enfin et l'on se prépare à bousculer et piétiner son prochain façon soldes de grands magasins pour être le premier dans la salle.  Après la bande annonce du Monde de Narnia et quelques pubs pour NRJ Mobile dont tout le monde se foutait forcément éperdument, le film commence.

Une critique du film est-elle réellement utile ? En résumé : ceux qui n'ont pas supporté les coupes dans le récit et les ellipses iront relire le livre, les autres seront contents. Un peu moins de style que Le prisonnier d'Azkaban, mais plus d'histoire. Alors que les énormes raccourcis du film de Cuaron donnaient l'impression qu'il ne se passait rien et que l'ambiance était finalement beaucoup plus légère que sombre, La coupe de feu rattrape le coup en étoffant les personnages tout  en ne sacrifiant pas trop à l'histoire. Parmi les déceptions personnelles, je garderai l'espoir d'une version longue où l'on verrait plus d'une demi-seconde Jarvis Cocker, le génial ex-leader du génial groupe Pulp (un de mes groupes préférés) qui incarne (si on peut dire) dans le film le chanteur du groupe de rock qui anime la seconde partie du bal de Noël. Seulement en fond sonore dans le film mais entières dans le cd de la BO, 3 excellentes chansons qui nous (me) font regretter le temps de la brit-pop du milieu des années 90. Plus d'une demi-heure d'attente pour voir un bon film de 2h30, est-ce pardonnable ?

 

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