Everybody's got to live their life... Le blog de HachÚne

 

Babylon Studio

Résumé des épisodes précedents :

 

Brad, qui vient de se marier avec Jessica, apprend par son vieil ami John que Jennifer, avec qui il avait eu une aventure sans en parler à Jessica, attend un enfant de lui. Doit-il en parler à sa femme au risque de briser leur union? Doit-il retourner vers Jennifer au nom de cet enfant qu'il n'a pas voulu mais dont il devra en assumer la responsabilité? Brandon, le frère de John, lui conseille de tout laisser tomber et de venir s'installer dans son ranch au Texas, où il pourra refaire sa vie en total anonymat. C'est alors que Debby, la cousine de Jessica, revient d'un voyage en Chine et est bien décidée à conquérir John, dont elle est amoureuse depuis la maternelle. John, lui, commence à ressentir envers Brad autre chose que de l'amitié...

 

Pendant ce temps, Hachène, âgé de 23 ans et habitant aux abords du panneau indiquant la ville de Poitiers, végète dans son appartement depuis bientôt un an. Il pensait que sa maîtrise d'Administration Publique lui ouvrirait dans la seconde même les portes du merveilleux monde du fonctionnariat, mais la réalité s'est avérée autrement plus dure. En attendant de passer des concours administratifs, il essaie de prendre une autre direction en écrivant des scénarios de bande dessinée. Mais le peu de travail qu'il a effectué jusqu'à présent s'est révélé infructueux. C'est alors qu'il a l'idée follement originale de raconter sa vie par l'intermédiaire d'un blog...

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Jeudi 1 décembre 2005
Le temps est une chose précieuse. Notre temps est compté sur Terre et si nous voulons faire de notre existence quelque chose d'utile et de valable, il nous faut mettre à profit chaque seconde qui nous est donnée, profiter de chaque instant, avant que la vieillesse et les regrets ne viennent tout réduire à néant.

Tout le monde n'est pas de cet avis. En tout cas, pas les gens du Mega CGR qui n'ont eu aucun scrupule hier soir à faire poireauter tout le monde pendant une demi-heure pour rien avant la séance de 22h15 de Harry Potter et la Coupe de Feu. Pour une fois, rien ne servait d'arriver en avance au cinéma. A 22h45, le dernier spectateur de la séance précédente sort enfin et l'on se prépare à bousculer et piétiner son prochain façon soldes de grands magasins pour être le premier dans la salle.  Après la bande annonce du Monde de Narnia et quelques pubs pour NRJ Mobile dont tout le monde se foutait forcément éperdument, le film commence.

Une critique du film est-elle réellement utile ? En résumé : ceux qui n'ont pas supporté les coupes dans le récit et les ellipses iront relire le livre, les autres seront contents. Un peu moins de style que Le prisonnier d'Azkaban, mais plus d'histoire. Alors que les énormes raccourcis du film de Cuaron donnaient l'impression qu'il ne se passait rien et que l'ambiance était finalement beaucoup plus légère que sombre, La coupe de feu rattrape le coup en étoffant les personnages tout  en ne sacrifiant pas trop à l'histoire. Parmi les déceptions personnelles, je garderai l'espoir d'une version longue où l'on verrait plus d'une demi-seconde Jarvis Cocker, le génial ex-leader du génial groupe Pulp (un de mes groupes préférés) qui incarne (si on peut dire) dans le film le chanteur du groupe de rock qui anime la seconde partie du bal de Noël. Seulement en fond sonore dans le film mais entières dans le cd de la BO, 3 excellentes chansons qui nous (me) font regretter le temps de la brit-pop du milieu des années 90. Plus d'une demi-heure d'attente pour voir un bon film de 2h30, est-ce pardonnable ?

Dimanche 27 novembre 2005
Ce dimanche ne s'annonçait pas particulièrement excitant. Je pensais n'avoir rien fait de ma journée, juste dormi. A 20 heures, on sonne. J'ouvre en pyjama à PP, qui passait pour dire bonjour et pour me faire lire un scénario. Elle repart au bout de 10 minutes. Un peu réveillé par cette visite, je décide de me bouger un tant soit peu. Je prends une douche en vitesse et me rend chez Archange (archange-illustrations.over-blog.com). Il me demande ce que j'ai fait de ma journée. Miraculeusement, je me souviens alors de tout.

Je n'ai pas dormi, ou pas que. J'ai passé la matinée sur Mario Kart DS pour terminer le mode miroir et débloquer le dernier personnage jouable, ROB, le mythique robot de la NES, un accessoire qui servait à déplacer de petits objets avec son brasarticulé, donc à pas grand-chose. J'ai enfin gagné une partie online après deux championnats terminés à égalité contre des joueurs qui n'ont pas compris que la vie humaine n'est pas faite pour l'égalité et que comme il faut toujours un gagnant et des perdants, autant que je sois le gagnant. J'ai écouté le nouvel album de System of a down, Hypnotize, excellent, encore meilleur que leur précédent Mesmerize. Et donc, vu PP et Archange. Et écrit un article sur mon blog, toujours menacé d'abandon définitif mais en sursis pour quelque temps. Et c'est tout. Et c'est mieux que rien.

Samedi 26 novembre 2005
Sur TF1, la Star academy bat son plein. Paul Anka et Pascal chantent une version swing de Smells like teen spirit de Nirvana. Une ode à la rage adolescente chanté par un vieux de 70 ans et un un peu moins vieux de 37 ans, il fallait y penser. Comme on dit dans ces cas-là, Kurt Cobain se retournerait dans sa tombe s'il entendait ça. Cette reprise d'un goût douteux n'a pas l'air de gêner l'orchestre de l'émission qui rejoue la mélodie de la chanson pour annoncer la pub. Devant l'étrangeté de la situation, ne pas se poser de questions. Si, une : pourquoi la télé est-elle encore allumée ?

Pendant ce temps, je continue mon exploration des serveurs de Mario Kart DS. Les joueurs ne chôment pas, et certains ont déjà dépassé la cinquantaine de victoires. Mieux, Mario Kart semble éveiller la créativité des nintendophiles. Tous rivalisent de talent pour dessiner le plus bel emblême, utilisé pour montrer sa position durant la course. Outre le lapin de Donnie Darko déjà évoqué, on peut admirer des triforces (le symbole de Zelda) plus ou moins ressemblantes, mais aussi des Mario, des Link, ou plus modestement les initiales du joueur ou une représentation de son visage. La palme de l'emblême le plus osé revient sans doute au joueur ayant admirablement reproduit une croix gammée. S'est-il étonné de ma déconnexion quand je me suis retrouvé contre lui ?


Vendredi 25 novembre 2005
Soyons logiques, et parlons un peu jeux vidéo. Parce que le titre de cette rubrique indique que je raconte ma vie sur ce blog, et parce que les jeux vidéo font partie de ma vie. Ce n'est pas la dizaine de consoles entassées dans mon appartement qui dira le contraire...

Je me suis une nouvelle fois endetté sur trois générations et bravé le vent et le froid pour me taper une heure et demie de marche, mais surtout acheter Mario kart DS et un connecteur wi-fi USB pour profiter des fonctionnalités online du jeu.

Le jeu en lui-même est excellent, peut-être le meilleur de la série car le plus complet : 32 circuits, 12 personnages, le retour des sauts pour affiner le pilotage des karts, la possibilité de jouer aux modes multijoueurs contre l'ordinateur quand on n'a pas d'amis, un mode multi en réseau local jouable à 8. Mais surtout, la notice du jeu nous promet un mode multijoueurs online via le wi-fi jouable à 4. Et le plus fort, c'est que ça marche.

Le connecteur wi-fi s'installe correctement. Je gueule un peu pour la forme, Lepithec aussi à cause de problèmes de réseau, mais après 8-10 redémarrages (normal pour Windows XP), le PC finit par se connecter avec la DS, et vice-versa.

C'est parti pour gagner (ou perdre) contre les joueurs du monde entier. Le serveur cherche tout seul des concurrents. C'est un peu long, mais au moins, ça se met en place facilement. Seul défaut, je ne peux pas prévenir mes adversaires que je suis mauvais perdant et que je risque de couper la connexion en cours de jeu si je commence à perdre. Pas grave, je vais peut-être tomber sur des cibles faciles. Pas de bol, mon premier adversaire, un certain Mathy, venu d'on ne sait où, n'a pas l'air commode. Première provocation : son emblème (modifiable à l'envi dans les options) représente Frank, le lapin géant dans Donnie Darko, un de mes films cultes. Pour lui montrer que moi aussi je suis cinéphile, j'aurais dû dessiner le masque du Phantom of the Paradise, le meilleur film de Brian de Palma (eh non, c'est pas Scarface, loin de là).
Deuxième affront : il démarre la partie par un départ canon, chose que je n'avais toujours pas réussi à faire après trois heures de jeu. Et en plus, à la fin, il gagne. C'en est trop. Si la DS possède un bouton Off, ce n'est pas pour rien.

Ce mode de jeu révolutionnaire (pour une console portable, tout du moins) comporte un bémol important : l'impossibilité d'insulter ses adversaires ou de les ridiculiser en cas de victoire par une répartie bien sentie. C'est une partie de l'ambiance de Mario kart qui s'en va. On peut toujours gueuler tout seul devant sa console, mais ce n'est pas pareil. On ne peut qu'imaginer les têtes des concurrents américains, allemands ou autres et penser qu'eux font pareil de l'autre côté du globe. Quand on y pense, c'est tout de même émouvant. Merci, Nintendo, d'oeuvrer d'une si belle manière pour le rapprochement des peuples.






Lundi 21 novembre 2005
Je suis un gros flemmard, mais quand je fais quelque chose, je ne le fais pas pour rien. Depuis que Lepithec a ramené une télé 55 cm, plus la peine de déplacer mon écran 19 pouces devant le canapé pour regarder des dvd. Rien n'étant parfait, il faut encore brancher la xbox, qui se partage la prise avec la Playstation. Ayant allumé la xbox pour regarder Dementia 13, le premier film de Coppola, je me devais d'en profiter. J'ai miraculeusement éprouvé l'envie de rejouer à Project gotham racing 2, auquel je n'avais pas touché depuis 6 mois. Et je ne suis pas déçu. Mais le meilleur dans tout ça, c'est que ces retrouvailles microsoftiennes m'ont motivé pour écrire les critiques des musiques de Halo 1 et 2 que je promettais depuis 2 semaines à Lepithec pour son site de musiques de film (www.cinezik.org). Qui a dit que les jeux video ne servaient à rien ?
 

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